CAA de MARSEILLE — 5ème chambre - formation à 3
25 juillet 2007
Cartographie jurisprudentielle
135-02-03-02-02 Troubles causés, dans une commune, par le bétail que des éleveurs laissent divaguer librement.,,a) 1) Les dispositions de l'article L. 211-1 du code rural ne constituent pas un fondement légal de pouvoirs de police du maire mais ont pour seul objet de faciliter la mise en oeuvre de la responsabilité du gardien de l'animal à l'égard des tiers, instituée par l'article 1385 du code civil dans le cas où l'animal a causé un dommage. 2) Toutefois, même lorsque l'article L. 211-1 du code rural n'est pas applicable, en l'absence de dommage effectivement causé par la divagation de bétail, le 7° de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, qui permet au maire, autorité de police municipale, de prendre des mesures dans le but « d'obvier ou de remédier aux événements fâcheux qui pourraient être occasionnés par la divagation des animaux malfaisants ou féroces », l'autorise à organiser le dépôt, dans un lieu désigné, du bétail en état de divagation.,,b) 1) Malgré les troubles causés depuis de nombreuses années par la divagation du bétail, le maire de la commune s'est borné à prendre des mesures réglementaires interdisant la divagation des animaux, qui ont été dépourvues de tout effet. Dans ces conditions, en n'engageant aucune démarche pour tenter d'assurer le respect effectif de cette interdiction par les éleveurs, par des mesures telles que, éventuellement avec l'aide proposée par les services de l'Etat, le dépôt du bétail en état de divagation dans un lieu désigné, le maire a commis une faute de nature à engager la responsabilité de la commune. 2) Les mesures prévues au 7° de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales sont au nombre de celles que le représentant de l'Etat dans le département peut prendre, en vertu du 1° de l'article L. 2215-1 du même code et dans les conditions prévues par ces dispositions, en se substituant au maire défaillant. En l'espèce, toutefois, avertis des dégradations, nuisances et risques pour la sécurité publique causés par le bétail que les éleveurs laissent divaguer librement, les services de l'Etat ont mené diverses actions destinées à aider les maires concernés à faire cesser ces troubles. Dans ces conditions, et eu égard par ailleurs à la nature des dommages occasionnés par la divagation des animaux, l'absence de mise en oeuvre par le préfet de ses pouvoirs de substitution ne révèle pas de faute lourde de nature à engager la responsabilité l'Etat. 49-04-03 Troubles causés, dans une commune, par le bétail que des éleveurs laissent divaguer librement.,,a) 1) Les dispositions de l'article L. 211-1 du code rural ne constituent pas un fondement légal de pouvoirs de police du maire mais ont pour seul objet de faciliter la mise en oeuvre de la responsabilité du gardien de l'animal à l'égard des tiers, instituée par l'article 1385 du code civil dans le cas où l'animal a causé un dommage. 2) Toutefois, même lorsque l'article L. 211-1 du code rural n'est pas applicable, en l'absence de dommage effectivement causé par la divagation de bétail, le 7° de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, qui permet au maire, autorité de police municipale, de prendre des mesures dans le but « d'obvier ou de remédier aux événements fâcheux qui pourraient être occasionnés par la divagation des animaux malfaisants ou féroces », l'autorise à organiser le dépôt, dans un lieu désigné, du bétail en état de divagation.,,b) 1) Malgré les troubles causés depuis de nombreuses années par la divagation du bétail, le maire de la commune s'est borné à prendre des mesures réglementaires interdisant la divagation des animaux, qui ont été dépourvues de tout effet. Dans ces conditions, en n'engageant aucune démarche pour tenter d'assurer le respect effectif de cette interdiction par les éleveurs, par des mesures telles que, éventuellement avec l'aide proposée par les services de l'Etat, le dépôt du bétail en état de divagation dans un lieu désigné, le maire a commis une faute de nature à engager la responsabilité de la commune. 2) Les mesures prévues au 7° de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales sont au nombre de celles que le représentant de l'Etat dans le département peut prendre, en vertu du 1° de l'article L. 2215-1 du même code et dans les conditions prévues par ces dispositions, en se substituant au maire défaillant. En l'espèce, toutefois, avertis des dégradations, nuisances et risques pour la sécurité publique causés par le bétail que les éleveurs laissent divaguer librement, les services de l'Etat ont mené diverses actions destinées à aider les maires concernés à faire cesser ces troubles. Dans ces conditions, et eu égard par ailleurs à la nature des dommages occasionnés par la divagation des animaux, l'absence de mise en oeuvre par le préfet de ses pouvoirs de substitution ne révèle pas de faute lourde de nature à engager la responsabilité l'Etat. 60-02-03-02-01 Troubles causés, dans une commune, par le bétail que des éleveurs laissent divaguer librement.,,a) Malgré les troubles causés depuis de nombreuses années par la divagation du bétail, le maire de la commune s'est borné à prendre des mesures réglementaires interdisant la divagation des animaux, qui ont été dépourvues de tout effet. Dans ces conditions, en n'engageant aucune démarche pour tenter d'assurer le respect effectif de cette interdiction par les éleveurs, par des mesures telles que, éventuellement avec l'aide proposée par les services de l'Etat, le dépôt du bétail en état de divagation dans un lieu désigné, le maire a commis une faute de nature à engager la responsabilité de la commune.,,b) Les mesures prévues au 7° de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales sont au nombre de celles que le représentant de l'Etat dans le département peut prendre, en vertu du 1° de l'article L. 2215-1 du même code et dans les conditions prévues par ces dispositions, en se substituant au maire défaillant. En l'espèce, toutefois, avertis des dégradations, nuisances et risques pour la sécurité publique causés par le bétail que les éleveurs laissent divaguer librement, les services de l'Etat ont mené diverses actions destinées à aider les maires concernés à faire cesser ces troubles. Dans ces conditions, et eu égard par ailleurs à la nature des dommages occasionnés par la divagation des animaux, l'absence de mise en oeuvre par le préfet de ses pouvoirs de substitution ne révèle pas de faute lourde de nature à engager la responsabilité l'Etat.
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