Notice
Publics concernés : étrangers, services chargés de l'administration des étrangers, Office français de l'immigration et de l'intégration.
Objet : le décret actualise les dispositions relatives au constat de l'état de santé des personnes étrangères qui font valoir, pour justifier être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, que leur état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour elles des conséquences d'une exceptionnelle gravité, si eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, elles ne pourraient pas y bénéficier d'un traitement approprié. En ce qui concerne les personnes faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, cette protection n'est plus fondée sur l'impossibilité d'édicter une décision portant obligation de quitter le territoire français, mais sur le droit de demander le report de l'exécution de cette mesure en application de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (ouvre un nouvel onglet). En ce qui concerne les personnes faisant l'objet d'une procédure d'expulsion, sont désormais distinguées les situations relevant de l'article R. 631-3 ou de l'article R. 731-3 du même code (ouvre un nouvel onglet) selon que la décision d'expulsion a déjà été édictée ou non. Les personnes détenues faisant l'objet d'une procédure d'éloignement ou d'expulsion se voient appliquer la même procédure qu'en cas de rétention administrative. Les modalités de fonctionnement du collège de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ne sont pas affectées.
Entrée en vigueur : les dispositions du décret entrent en vigueur le lendemain de leur publication au Journal officiel de la République française.
Application : le présent décret est un texte autonome.