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CHAPITRE II : Transfert de propriété et droit de rétrocession

Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique · 18 articles

État connu de Lexorizon au 13 octobre 2026

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Section 1 : Transfert de propriété.

Sous-section 1 : Prononcé de l'ordonnance d'expropriation.

Article R12-1

Abrogé

Version en vigueur du 1 août 2005 au 1 janvier 2015

Le préfet transmet au greffe de la juridiction du ressort dans lequel sont situés les biens à exproprier un dossier qui comprend obligatoirement les copies : 1° De l'acte déclarant l'utilité publique de l'opération et, éventuellement, de l'acte le prorogeant ; 2° Du plan parcellaire des terrains et bâtiments ; 3° De l'arrêté préfectoral mentionné à l'article R. 11-20 ; 4° Des pièces justifiant de l'accomplissement des formalités tendant aux avertissements collectifs et aux notifications individuelles prévues aux articles R. 11-20, **R. 11-22 et **R. 11-27 sous réserve de l'application de l'article **R. 11-30 ; 5° Du procès-verbal établi à la suite de l'enquête parcellaire ; 6° De l'arrêté de cessibilité ou de l'acte en tenant lieu, ayant moins de six mois de date. Le dossier peut comprendre, en outre, tous autres documents ou pièces que le préfet estime utiles. Si le dossier ne comprend pas toutes les pièces mentionnées au premier alinéa, le juge demande au préfet de les lui faire parvenir dans un délai d'un mois.

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  1. Version en vigueur du 1 août 2005 au 1 janvier 2015
  2. Version en vigueur du 1 octobre 1985 au 1 août 2005
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Article R12-2

Abrogé

Version en vigueur du 1 août 2005 au 1 janvier 2015

Dans un délai de quinze jours à compter de la réception du dossier complet au greffe de la juridiction, le juge saisi prononce, par ordonnance, l'expropriation des immeubles ou des droits réels déclarés cessibles au vu des pièces mentionnées à l'article R. 12-1. L'expropriation est prononcée directement au bénéfice de la personne au profit de laquelle elle a été poursuivie.

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  1. Version en vigueur du 1 août 2005 au 1 janvier 2015
  2. Version en vigueur du 1 octobre 1985 au 1 août 2005
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Article R12-2-1

Abrogé

Version en vigueur du 1 août 2005 au 1 janvier 2015

Si l'acte déclarant l'utilité publique, l'arrêté de cessibilité ou l'acte en tenant lieu fait l'objet d'une suspension dans le cadre d'une procédure de référé, le préfet doit, dès qu'il a reçu notification de la suspension, en informer le juge de l'expropriation. Celui-ci doit surseoir au prononcé de l'ordonnance d'expropriation dans l'attente de la décision de la juridiction administrative sur le fond de la demande.

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  1. Version en vigueur du 1 août 2005 au 1 janvier 2015

Article R12-4

Abrogé

Version en vigueur du 1 août 2005 au 1 janvier 2015

L'ordonnance prononçant l'expropriation désigne chaque immeuble ou fraction d'immeuble exproprié et précise l'identité des expropriés, conformément aux dispositions de l'article **R. 11-28 . Elle désigne en outre le bénéficiaire de l'expropriation. Elle tient compte des modifications survenues éventuellement depuis l'arrêté de cessibilité ou l'acte en tenant lieu en ce qui concerne la désignation des immeubles ou l'identité des parties.

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  1. Version en vigueur du 1 août 2005 au 1 janvier 2015
  2. Version en vigueur du 14 avril 1977 au 1 août 2005
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Article R12-5

Abrogé

Version en vigueur du 25 mai 2008 au 1 janvier 2015

L'ordonnance ne peut être exécutée à l'encontre de chacun des intéressés que si elle lui a été préalablement notifiée par l'expropriant. La notification de l'ordonnance doit reproduire les termes de l'article L. 12-5 du présent code et des articles 612 et 973 du code de procédure civile. Les frais et dépens afférents à l'ordonnance d'expropriation et au pourvoi en cassation contre celle-ci sont déterminés dans les conditions prévues à la section V du présent chapitre.

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  1. Version en vigueur du 25 mai 2008 au 1 janvier 2015
  2. Version en vigueur du 1 août 2005 au 25 mai 2008
  3. Version en vigueur du 1 janvier 2005 au 1 août 2005
  4. Version en vigueur du 14 avril 1977 au 1 janvier 2005
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Sous-section 2 : Perte de base légale de l'ordonnance d'expropriation.

Article R12-5-1

Abrogé

Version en vigueur du 1 août 2005 au 1 janvier 2015

Dans les cas prévus au deuxième alinéa de l'article L. 12-5 , l'exproprié qui entend faire constater par le juge le manque de base légale de l'ordonnance portant transfert de sa propriété transmet au greffe de la juridiction qui a prononcé l'expropriation, dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision du juge administratif annulant la déclaration d'utilité publique ou l'arrêté de cessibilité, un dossier qui comprend les copies : 1° De la décision d'annulation de la déclaration d'utilité publique ou de l'arrêté de cessibilité ; 2° De l'ordonnance d'expropriation ; 3° Le cas échéant, de la convention ou de la décision fixant les indemnités d'expropriation ; 4° D'un certificat de non-recours contre la décision fixant les indemnités d'expropriation. Le dossier peut comprendre, en outre, tous autres documents ou pièces que le demandeur estime utiles.

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  1. Version en vigueur du 1 août 2005 au 1 janvier 2015

Article R12-5-2

Abrogé

Version en vigueur du 1 août 2005 au 1 janvier 2015

Le greffier convoque à l'audience le demandeur, l'expropriant et le commissaire du Gouvernement par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. Il leur adresse, par ce même courrier, une copie des pièces déposées par le demandeur et les invite à fournir toute précision permettant de vérifier si la décision juridictionnelle est devenue définitive. Le demandeur peut aussi être convoqué verbalement contre émargement. Les personnes habilitées à assister ou à représenter les parties sont celles prévues à l'article **R. 13-31 .

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  1. Version en vigueur du 1 août 2005 au 1 janvier 2015

Article R12-5-3

Abrogé

Version en vigueur du 1 août 2005 au 1 janvier 2015

La demande de l'exproprié qui entend se prévaloir des dispositions de l'alinéa 2 de l'article L. 12-5 est formée, instruite et jugée conformément aux dispositions des articles **R. 13-22 et suivants .

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  1. Version en vigueur du 1 août 2005 au 1 janvier 2015

Article R12-5-4

Abrogé

Version en vigueur du 1 août 2005 au 1 janvier 2015

Le juge constate, par jugement, l'absence de base légale du transfert de propriété et en précise les conséquences de droit. a) Si le bien exproprié n'est pas en état d'être restitué, l'action de l'exproprié se résout en dommages et intérêts ; b) S'il peut l'être, le juge désigne chaque immeuble ou fraction d'immeuble dont la propriété est restituée. Il détermine également les indemnités à restituer à l'expropriant et statue sur la demande de l'exproprié en réparation du préjudice causé par l'opération irrégulière. Il précise que la restitution à l'exproprié de son bien ne peut intervenir qu'après paiement par celui-ci des sommes mises à sa charge, après compensation. Le juge peut aussi prévoir, au choix de l'exproprié, lorsque des ouvrages ou plantations ont été réalisés, et sous réserve des exigences de l'intérêt général ou de l'impossibilité tenant à la nature de l'ouvrage : 1° Soit leur suppression aux frais de l'expropriant ; 2° Soit leur maintien et leur remboursement par l'exproprié à l'expropriant. Ce remboursement est effectué, au choix de l'exproprié, soit par le versement d'une somme égale au montant de la plus-value dégagée par ce bien, soit sur la base du coût des matériaux et du prix de la main-d'oeuvre estimés à la date du remboursement, compte tenu de l'état dans lequel se trouvent lesdits ouvrages ou plantations.

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  1. Version en vigueur du 1 août 2005 au 1 janvier 2015

Section 2 : Droit de rétrocession.

Article **R12-6

Abrogé

Version en vigueur du 14 avril 1977 au 1 janvier 2015

L'expropriant qui décide d'aliéner un ou plusieurs immeubles susceptibles de donner lieu au droit de rétrocession défini au premier alinéa de l'article L. 12-6 informe de sa décision les anciens propriétaires ou leurs ayants-droit à titre universel et les invite à opter entre l'exercice immédiat de leur droit de rétrocession et la renonciation à ce droit. L'expropriant qui décide de procéder à la location ou à l'aliénation de terrains agricoles au moment de l'expropriation susceptibles de donner lieu au droit de priorité institué par les deuxième et troisième alinéas de l'article L. 12-6 est tenu d'en informer préalablement les anciens propriétaires ou leurs ayants droit à titre universel ; ceux-ci doivent faire connaître s'ils entendent se porter, selon les cas, preneurs ou acquéreurs prioritaires.

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  1. Version en vigueur du 14 avril 1977 au 1 janvier 2015

Article **R12-7

Abrogé

Version en vigueur du 14 avril 1977 au 1 janvier 2015

Lorsque l'identité et le domicile des anciens propriétaires ou de leurs ayants droit à titre universel sont connus, la décision de mise en vente ou en location leur est notifiée individuellement sous pli recommandé avec demande d'avis de réception. Si la notification ne touche pas son destinataire, il y est procédé à nouveau par acte extrajudiciaire. La notification contient la désignation sommaire des parcelles. Les anciens propriétaires ou leurs ayants droit à titre universel ont un délai de deux mois, à compter de la date de l'avis de réception de la notification ou de la date de l'acte extrajudiciaire, pour faire connaître leur décision et indiquer, selon le cas, le montant du prix ou du loyer qu'ils sont disposés à accepter. Le défaut de réponse dans le délai indiqué équivaut à une renonciation à l'exercice des droits mentionnés à l'article **R. 12-6. Cette dernière indication figure obligatoirement dans la notification.

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  1. Version en vigueur du 14 avril 1977 au 1 janvier 2015

Article **R12-8

Abrogé

Version en vigueur du 14 avril 1977 au 1 janvier 2015

Lorsque l'identité ou le domicile des anciens propriétaires ou de leurs ayants droit à titre universel sont inconnus, un avis publié par voie d'affiches dans chacune des communes de la situation des biens indique les parcelles que l'expropriant a décidé de vendre ou de louer. Il y est indiqué que la vente ou la location seront en principe consenties par priorité aux anciens propriétaires expropriés ou à leurs ayants droit à titre universel qui en feront la demande à l'autorité désignée. L'accomplissement de cette mesure de publicité est certifié par le maire de chaque commune intéressée. Le même avis est inséré dans un des journaux publiés dans le département. Dans le délai de trois mois à compter de l'accomplissement de la plus récente en date des deux formalités ci-dessus, les intéressés qui désirent exercer les droits mentionnés à l'article **R. 12-6 sont tenus, à peine de déchéance, de le déclarer à l'autorité désignée. Les affiches et l'avis précités doivent obligatoirement comporter la mention de la déchéance que les intéressés s'exposent à encourir. La déclaration des intéressés comporte obligatoirement l'indication du prix ou du loyer qu'ils proposent.

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  1. Version en vigueur du 14 avril 1977 au 1 janvier 2015

Article **R12-9

Abrogé

Version en vigueur du 14 avril 1977 au 1 janvier 2015

Si la demande est rejetée comme non fondée, le tribunal de grande instance statue, en cas de contestation, sur le droit du réclamant, sous réserve des questions préjudicielles. Le pourvoi doit être introduit, à peine de déchéance, dans le délai de deux mois à compter de la réception de la notification de la décision administrative de rejet.

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  1. Version en vigueur du 14 avril 1977 au 1 janvier 2015

Article **R12-10

Abrogé

Version en vigueur du 14 avril 1977 au 1 janvier 2015

A défaut d'accord amiable sur le prix ou le loyer, il est statué par la juridiction compétente en matière d'expropriation et selon la procédure qui lui est propre. La notification à l'expropriant par le bénéficiaire du droit de rétrocession ou du droit de priorité du prix qu'il offre de payer se substitue aux offres de l'expropriant.

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  1. Version en vigueur du 14 avril 1977 au 1 janvier 2015

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